NCASI publishes paper on the use of range mapping in assessing extinction risk

The identification and assessment of species by the Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada (COSEWIC) often involves analyses in the absence of solid data on population size or dynamics. Rare species with small or declining populations are often poorly understood, with limited reliable population estimates and census data, making assessments of extinction risk difficult.

In many of these cases, surrogates such as range size and changes in area of occupancy may be used instead. Range changes are also used to guide conservation management decisions. Although changes in geographic range may provide information relevant to conservation decisions, many factors affect estimates of geographic range.

NCASI staff recently undertook an analysis of recent and historical range estimates for threatened and endangered terrestrial vertebrates in Canada, the results of which have been published in the Wildlife Society Bulletin. The abstract follows.

“When a species potentially at risk of extinction is considered for legally protected status, changes in geographic range over time are often evaluated and utilized in listing decisions. Range changes are also used to guide conservation management decisions. Although changes in geographic range may provide information relevant to conservation decisions, many factors affect estimates of geographic range. We investigated how geographic range change is estimated and used in the listing process. We evaluated all terrestrial vertebrates in Canada
whose assessment as threatened or endangered was based at least partially on small range or range reduction. The 39 cases of birds, mammals, reptiles, and amphibians (including 2 populations of 1 species) used a variety of historical and recent data, including natural history archives, special surveys, and standardized surveys. Little mention was made in the reports of the methods used for range delineation or the limitations of geographic range maps. Of the 39 cases listed by the reports as being threatened or endangered in Canada at least in part due to geographic range, 32 (82%) had ≤10% of their current global range in Canada (i.e., most had wide ranges in the United States), resulting in the listing of species with marginal and sometimes nonviable populations within Canada even when the global population was not at risk. We identify several ways that listing decisions could be improved.”

 

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Reference 

Loehle, C. and D.H. Sleep. 2015. Use and application of range mapping in assessing extinction risk in Canada. Wildlife Society Bulletin 39:658-663. http://dx.doi.org/10.1002/wsb.574 

 

NCASI publie un article sur l’utilisation des cartes de répartition pour évaluer le risque d’extinction

L’identification et l’évaluation des espèces par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) consistent souvent à faire des analyses sur la taille et la dynamique des populations parce qu’il n’existe pas de données fiables sur ces paramètres. Les populations de petite taille ou en déclin d’espèces rares sont souvent mal comprises, car les estimations fiables sur les populations et les données de recensement sont limitées, ce qui rend les évaluations du risque d’extinction difficiles à faire.

Dans bien des cas, il arrive plutôt qu’on utilise des paramètres de remplacement tels que la taille de l’aire de répartition et les changements dans la zone d’occupation. Les changements dans l’aire de répartition sont aussi utilisés pour orienter les décisions en matière de gestion de la conservation. Même si les changements dans l’aire de répartition géographique peuvent fournir des renseignements pertinents pour la prise de décision sur la conservation, de nombreux facteurs ont une incidence sur les estimations de l’aire de répartition géographique.

Récemment, le personnel du NCASI a effectué une analyse des estimations récentes et passées de l’aire de répartition de vertébrés terrestres menacés ou en voie de disparition au Canada et a publié les résultats dans la publication Wildlife Society Bulletin. Ce qui suit est le résumé qui a paru dans cet article :

« Lorsqu’une espèce possiblement menacée d’extinction est évaluée pour déterminer si elle doit bénéficier d’un statut légal de protection, on utilise souvent les changements qui sont survenus dans l’aire de répartition géographique au fil du temps pour décider si elle doit figurer sur la liste des espèces en péril. Ces changements sont aussi utilisés pour orienter les décisions en matière de gestion de la conservation. Même si les changements dans l’aire de répartition géographique peuvent fournir des renseignements pertinents pour la prise de décision sur la conservation, de nombreux facteurs ont une incidence sur les estimations de l’aire de répartition géographique. Nous avons examiné de quelle façon les changements dans l’aire de répartition sont estimés et utilisés dans le processus d’inscription sur la liste des espèces en péril. Nous avons évalué tous les vertébrés terrestres au Canada dont les évaluations comme espèces menacées ou en danger reposaient au moins en partie sur une petite aire de répartition ou une diminution de l’aire de répartition.

Nous avons constaté qu’une variété de données récentes et passées, notamment des archives d’histoire naturelle, des relevés spéciaux et des relevés normalisés avaient servi pour évaluer 39 cas d’oiseaux, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens (y compris 2 populations de 1 espèce). Dans les rapports, on a peu fait mention des méthodes utilisées pour délimiter l’aire de répartition ou préciser les limites des cartes de répartition géographique. Parmi les 39 cas figurant dans les rapports comme espèces menacées ou en danger au Canada au moins en raison en partie de l’aire de répartition, il y en avait 32 (82%) qui avaient  ≤10% de leur aire actuelle de répartition mondiale au Canada (c.-à-d. la plupart avait de vastes aires de répartition aux États-Unis), avec pour conséquence que des espèces provenant de populations marginales et quelquefois non viables au Canada ont été inscrites même si la population mondiale n’était pas à risque. Nous proposons plusieurs approches pour améliorer les décisions sur les inscriptions sur la liste des espèces en péril. »

 

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Référence 

Loehle, C. et D.H. Sleep. 2015. Use and application of range mapping in assessing extinction risk in Canada. Wildlife Society Bulletin, vol. 39, p. 658-663. http://dx.doi.org/10.1002/wsb.574